Le basque a un pied en Espagne, et l’autre en France : c’est dire la menace suspendue au-dessus des Pyrénées ! Il semble à chaque instant descendre à peine d’une jument jaune. Si j’ose cette expression tronquée, il est haut-le-pied.
Il parle une langue qui fait un bruit de cailloux précipités dans un concasseur. A l’instar du cheval cher à Vialatte, cet idiome remonte à la plus haute antiquité.
S’il est aussi fier que l’Espagnol, le Basque est moins cambré, mais il porte béret, et chausse l’espadrille.
Quand la saison bat son plein de la chasse aux Basques, il va volontiers se réfugier en Bretagne. La similitude rocailleuse de leurs langues et une aversion partagée pour la verticalité des pylônes d’EDF expliquent cette migration.
A l’équinoxe de septembre, le Basque regagne sa terre natale, laissant désemparé sur le sable humide des plages désertées le CRS honteux de ne l’avoir pu capturer.